ULB, place des martyrs

Humeur – 12 février 2012

Je m’étais d’abord dit que je n’allais rien écrire sur cette fameuse soirée du 7 février 2012. A priori les raisons ne manquaient pas d’en faire quelque chose : il s’agit de mon université, je connais certains protagonistes, on m’a demandé au moins 18 fois ce que je pensais de cette histoire, et last but not least j’étais là ce soir-là dans l’assistance. Je pensais pourtant que, après l’avalanche de réactions qui allait forcément suivre, aucune parole supplémentaire de ma part ne serait utile. De mon point de vue, l’espace public est à ce point envahi d’opinions, d’articles, de compte-rendu et autres blogs qu’il appartient aux essayistes, journalistes, chroniqueurs et autres philosophes mondains de limiter leur propre parole à ce qui apporte une plus-value et n’a pas été dit par d’autres. Pourtant, j’écris aujourd’hui parce que certains des propos lus et entendus depuis quelques jours un peu partout me paraissent manquer un élément essentiel :  au-delà de la polarisation qui apparaît très nettement entre différents camps, et malgré quelques excès de langage, titres lyriques (« mardi noir ») et autres pétitions pouvant faire penser que ce qui s’est passé le 7 février est à placer au rang de Pearl Harbour ou du 11 Septembre, il faut souligner et démontrer ceci : oui, ce qui s’est produit est tragique. Pas parce qu’un islamisme radical aurait muselé la liberté d’expression. Mais parce c’est l’intelligence qui a cédé devant la colère et la médiocrité d’une pensée paranoïaque de repli. Et c’est encore plus grave.

J’étais donc dans l’assistance, ce soir-là, à l’ULB, lors de la soirée du 7 février qui abritait le débat programmé entre Caroline Fourest et Hervé Hasquin. Autant le dire, je ne suis pas un fan inconditionnel de Mme Fourest. Mieux : il m’arrive d’être agacé par l’érection régulière de sa personne en icône des Lumières par de nombreux milieux et personnes en Belgique dont, pourtant, je suis souvent proche. De Fourest à Hessel, quelle que soit la valeur des individus, toute forme d’idolâtrie intellectuelle me paraît suspecte, et témoigne d’une époque qui a rompu avec ses icônes passées et se cherche de nouveaux gourous pour penser les valeurs du vivre-ensemble. Or se doter de références n’est pertinent qu’à la condition de les multiplier : plus encore que n’importe quel chercheur ou observateur de la société, les intellectuels tentant d’investiguer et de donner une vision du monde social n’ont qu’une partie de la vérité, qu’ils donnent depuis un champ d’observation restreint comme celui de Newton, et sont donc critiquables – et doivent l’être, ne serait que pour leur propre bien. En l’occurrence, comme on semble souvent l’ignorer de ce côté de la frontière, Caroline Fourest n’est pas une idole intouchable en France. Par exemple, Pascal Boniface l’a ainsi rangée au rang des « Intellectuels faussaires » qu’il dénonce dans son essai de mai 2011, l’accusant ni plus ni moins de mensonges et contre-vérités dans ses démonstrations. A chacun de se faire son opinion car, à vrai dire, le monde des intellectuels médiatiques hexagonaux est une étrange jungle de papier ; les librairies sont achalandées d’ouvrages dans lesquels les uns et les autres se critiquent, se jugent et s’accusent dans un capharnaüm de livres qu’il faudrait avoir trois vies devant soi pour recouper et comparer. Pour se faire une opinion complète de Caroline Fourest, il faudrait non seulement lire toute son œuvre, mais également celle de ceux qu’elle critique et de ceux qui la critiquent, elle, de Boniface à Ramadan – je ne connais personnellement nul lecteur ayant fait ce laborieux exercice. Si les hurluberlus chahuteurs n’ont fort probablement jamais lu une ligne de Mme Fourest – on y reviendra – je veux bien parier que c’est également le cas de bon nombre de ses partisans.

Toujours est-il que la meilleure manière de rendre hommage à un intellectuel, c’est de le contester dans les formes démocratiques. Et quoi qu’on pense de ses opinions et de son omniprésence médiatique, il est incontestable que Caroline Fourest est une intellectuelle de valeur qui écrit et défend ses idées avec sérieux, investigation et surtout avec un courage qui force le respect. Elle ne s’est jamais dérobée au débat, et allie le fond et la forme, les idées et le talent pour les exprimer. C’est dire à quel point je me réjouissais de l’entendre débattre avec Hervé Hasquin, dont je suis bien placé pour connaître les positions contre toute forme de racisme et contre tout conformisme intellectuel. Les garanties de contradiction et de courtoisie me paraissaient largement au rendez-vous.

Sur le récit factuel des événements en question, il ne me paraît pas utile de m’appesantir, tant les comptes-rendus détaillés sont nombreux et complets. Mais je vais décrire ce que j’ai vu. J’ai vu une quarantaine de personnes parvenir à mettre en échec une Université par un simple chahut planifié. J’ai vu une organisation universitaire, bien que prévenue, se trouver désarçonnée et dépassée. J’ai vu un public, dans lequel je me range, ne parvenant pas à trouver la juste réaction. Et pire que tout, j’ai assisté au triomphe de la force brute sur le débat démocratique. Il faut avoir été là pour le comprendre et en saisir le frisson : il y avait dans ces cris sans fond quelque chose de l’appel de la meute, de la foule aveugle, celle qui cristallise sa colère et sa frustration vers une cible qu’on lui  désigne. C’est cela qui fait froid dans le dos.

Que voulaient les perturbateurs ? Nullement débattre, on l’aura compris. Ils ont empêché Mme Fourest de s’exprimer alors qu’elle venait précisément défendre la thèse selon laquelle le FN prend des oripeaux laïcistes pour maquiller son racisme ; elle a reçu en réponse des « burqa bla bla » en référence à son combat contre Tariq Ramadan. Comme on l’a appris depuis, ce cri ésotérique provient d’un article de Serge Halimi dénonçant le détournement de la loi contre la burqa comme instrumentalisation politique destinée à distraire l’opinion publique des vrais problèmes socio-économiques. Le perturbateur en chef, après avoir scandé ce cri de ralliement, s’est limité à exprimer une colère devant « l’islamophobie de droite comme de gauche » cette dernière étant propagée selon eux par Mme Fourest, et à dénoncer l’absence de véritable débat contradictoire.

Souhail Chichah, je l’ai rencontré une fois, il y a sept ans environ. Un ami commun nous avait présentés lors d’un déjeuner car nous nous intéressions aux mêmes sujets – intégration, racisme, discrimination. J’ai le souvenir net d’un homme brillant, aimable mais débordant de colère. A tel point que, alors que nous ne connaissions pas, le ton est monté en moins de cinq minutes entre nous – ceux qui me connaissent mesureront à quel point c’est un exploit. Et si nous nous sommes quittés en bons termes et guère revus depuis, je n’ai pu qu’observer avec inquiétude ses évolutions dans les débats dans lesquels il s’est engagé depuis lors. Je continue à me poser la question : que veut-il vraiment ? Y a-t-il de la place chez lui pour le doute, la remise en question ? La colère en roue libre indique-t-elle sa voie ?  N’est-il pas trop fragile, au fond, pour le chemin qu’il se donne ?

Mais puisque l’homme est intelligent, il faut postuler qu’il y a un fond et tenter d’en parler. Il faut à la vérité de pouvoir le dire : la polarisation que l’on nous sert entre fondamentalistes musulmans et défenseurs de la liberté d’expression est un raccourci tronqué. M. Chichah est athée. Contrairement à ce que certains titres de vidéos et opinions d’internautes suggèrent, je n’ai pas vu d’islamistes et de fondamentalistes, même s’il n’est pas improbable que certains étaient du nombre, tout heureux de s’engouffrer dans la brèche ; j’ai surtout vu des suiveurs recrutés un peu partout se déguiser en fondamentalistes en vue d’un chahut organisé sous la forme d’un jeu de rôle, et cela est bien différent. Sur le coup, à vrai dire, j’ai eu fortement l’impression qu’il n’y avait pas de fond du tout, juste de la colère et de la frustration organisée, alimentée par des « soldats » recrutés par la carence d’une identité en perpétuelle recherche et en colère contre une société qui ne leur donne pas de place. C’est pour ça que le débat ne pouvait que s’interrompre, et non se poursuivre avec les agitateurs. C’est pour ça que le fil des arguments glisse des mains de bonne volonté comme des anguilles. C’est ainsi qu’on vit Guy Haarscher offrir la parole à Souhail Chichah dans ce cadre, c’est-à-dire suite à un coup de force, et ce dernier mépriser cette offre en scandant ses cris, et non en développant des arguments. C’est ainsi qu’on vit  Hervé Hasquin alpaguer courageusement ces agitateurs en leur demandant leurs arguments, alors qu’ils n’en avaient aucun à offrir.

A en croire les auteurs, pourtant, il y a une revendication politique: le discours prônant les valeurs laïques de séparation entre Eglise et Etat servirait, en tout ou en partie, à camoufler une haine des musulmans – la référence au débat « burqa », à ce titre, est limpide, tout comme l’est la cible désignée de l’islamophobie. Eh bien chiche, les gars. Creusons un peu.

La question de l’islamophobie est polémique car elle illustre la crise profonde de l’antiracisme. «Islamophobie » suscite d’emblée une réserve de type étymologique. Il constitue pour les uns un signe par le biais duquel les musulmans entendent traduire les discriminations dont ils font l’objet en tant que musulmans, pour les autres un néologisme n’ayant en vue qu’une visée communautariste propre aux intérêts d’une communauté particulière.  Il convient naturellement de distinguer deux choses : les discriminations basées sur l’identité religieuse ou philosophique d’une part, et le droit au blasphème, verrou de notre liberté de penser d’autre part. Etablissons par convention, pour éviter tout malentendu, que ce sont les premières, lorsque la religion en cause est l’islam, que nous appellerons islamophobie, et naturellement pas la seconde. Le droit au blasphème, à la critique légitime d’une religion, doit être non seulement garanti mais protégé. La question de la critique du culte musulman, comme celle de tous les autres cultes et mouvement de pensées, ne relève pas du racisme. Il est vital de pouvoir continuer à critiquer toute religion et tout courant de pensée, librement, sans avoir à se faire taxer d’une forme larvée de racisme ou d’une autre. Le débat sur cette question semble être une querelle d’étiquette ; si on admet qu’il puisse exister une discrimination sur base de l’appartenance religieuse, tel l’islam par exemple, qui se distingue de la critique – voire de l’insulte – à l’islam lui-même, un gros progrès de compréhension mutuelle aura été accompli. Parler d’ « islamophobie » ou de « musulmanophobie », est une question de contenant, non de contenu.

Si le mot est parvenu à exister, c’est qu’il correspond à tout le moins à une réalité pour les intéressés. Et ce seul constat doit nous pousser à nous y arrêter. Personne ne peut nier qu’on s’attaque à certaines personnes en raison de leur religion, et que cette discrimination doit être combattue, parce qu’elle relève d’un type de xénophobie, d’une haine de ce qui est étranger. Encore faut-il s’accorder, effectivement, pour considérer que l’islamophobie est exclusivement une affaire de personnes – jamais d’une religion comme telle. Prenons garde toutefois à ne pas verser dans la course à la victimisation. Les groupes humains ont en commun le désir de se voir reconnaître par les autres. Cette reconnaissance passe évidemment par la différenciation avec autrui, mais aussi par la reconnaissance par cet autrui de sa propre souffrance, du tort qui aurait été infligé. Les Juifs continueront à être les premiers à dénoncer l’antisémitisme, et les musulmans l’islamophobie, pour cette raison : le souhait d’être reconnu dans leur souffrance et, par-delà, dans son existence et son droit à cette existence. Cette quête de l’identité et de sa légitimité par la souffrance peut paraître insolite ; mais, en réalité, il n’existe nulle reconnaissance qui ne puisse in fine se définir comme cri.  «Je suis discriminé, donc je suis » est un cri qui traverse notre actualité. Il n’est pas illégitime. Mais il doit impérativement être dépassé.

C’est dans ce cadre qu’il faut tenter de comprendre ce que peut désigner l’islamophobie : le fait de subir une discrimination sur base de sa religion, cela existe, certes, mais il faut pouvoir dépasser ce constat de la reconnaissance par la souffrance dont elle est issue. Pour le dire simplement, ce n’est pas parce que des musulmans sont effectivement discriminés en raison de leur religion (ex : un employeur qui refuse d’employer un musulman simplement parce que musulman) qu’il est légitime que tous les particularismes d’une religion s’imposent dans l’espace public. Aucune liberté, absolument aucune, n’est absolue en démocratie ; c’est même la définition de la démocratie libérale que celle de la coexistence des libertés, donc de leur auto-limitation. Il peut être légitime de restreindre les droits d’expression et de culte des individus en raison d’un principe supérieur – l’ordre public, la sécurité, la cohésion sociale. En clair, et sans trop s’étendre là-dessus ici : on peut interdire un foulard ou une burqa quelque part sans être raciste ou islamophobe. Il faut accepter qu’il n’y a pas de combat de civilisation dans toute norme prise par la société « dominante », mais simplement une hiérarchie entre principes. Or le postulat défendu par les agitateurs du 7 février semble être qu’il n’existe pas de motif de limitation des libertés liées à l’islam sans haine des musulmans : une telle position a beau ne pas tenir la route rationnellement, elle peut se forger et se figer dans des esprits constatant une discrimination effective dans la vie de tous les jours, et se renforçant donc dans des émotions de frustration.

Nous aurions donc besoin à ce stade de pédagogues qui expliquent qu’il est tout-à-fait possible de lutter contre la discrimination tout en promouvant la laïcité ; voire que la laïcité est même protectrice par définition des religions. Le problème est que le débat n’atteint pas cette surface parce qu’il n’y a, pour les pourfendeurs de l’islamophobie qui se sont manifestés le 7 février, aucune norme laïque qui ne soit suspecte par définition. Et là est tout le problème du dialogue de sourds dans lequel nous sommes depuis quelques jours : M. Chichah nous propose une position qui réfute par définition toute laïcité puisqu’elle consiste à ne voir en l’autre qu’un ennemi incapable de s’élever à une vision de l’intérêt général et du bien commun. Dans ce cadre, tout débat est naturellement impossible puisque toute position, même universelle, peut se voir comme agressive vis-à-vis de positions particulières, même si elle a pour objectif de faire coexister ces positions dans un espace commun, comme entend le faire la laïcité. En d’autres termes, si tout ce qui est laïc est suspect d’être anti-religieux, on n’est pas sortis de l’auberge car tout ce qui représente notre modernité pourra être vu comme suspect d’une manière ou l’autre. Le problème est que ce carrousel identitaire renforce les craintes de part et d’autre, renforçant ce que je me suis permis de nommer ailleurs le syndrome des agendas cachés. De fait, le débat qui fait fonctionner les identités en vases communicants est insoluble : tant que je ne vois en l’autre que la négation de ma propre existence, je serai porté par la virulence générée par le sentiment d’injustice. En vérité, nous sommes encore dans une lutte des classes d’inspiration marxiste. Les fils d’immigrés ont remplacé les prolétaires, les laïcs blancs bien-pensants ont remplacé les bourgeois. Agitez, faîtes revenir à feu doux, saisissez, servez : succès assuré. C’est toujours la même recette, celle qui vous fait exister par le truchement d’un ennemi qui veut vous annihiler ou vous assimiler. Et elle ne peut s’arrêter que si les acteurs décident par eux-mêmes de s’élever au-dessus de ce jeu de rôle par lequel ils trouvent du sens à leur vie, en se rêvant non les porte-drapeaux d’un combat mais bien les rassembleurs du bien commun.

Et c’est précisément parce qu’il sait que ce débat est insoluble avec de telles prémisses de départ que Souhail Chichah n’a pas voulu débattre. Il a beau jeu de dire que le happening visait à réclamer un vrai débat contradictoire ; chacun aura noté qu’il n’a pas saisi l’occasion que son culot lui avait offerte. Si au lieu de scander son slogan dans ce micro et de se prendre pour Sartre face aux ouvriers de Boulogne-Billancourt, il avait demandé le calme et proposé de s’inclure au débat, il aurait eu gain de cause ; il avait déjà conquis le porte-voix du guérillero. Il ne l’a pas fait parce que, ce soir-là, il ne voulait pas débattre. Pas fou : face à une Fourest qui croise le fer avec du Ramadan ou du Zemmour au petit déjeuner, sa pensée-slogan en vase clos se serait faite « éparpiller façon puzzle », et il le sait. Le repli paranoïaque est hermétique à l’idée qu’un vivre-ensemble laïc puisse être non-agressif vis-à-vis du religieux – car il lui faut un ennemi, toujours. Et donc il est essentiel de délégitimer son adversaire, de montrer qu’il (elle en l’occurence) est à la solde d’intérêts particuliers. Cette conception ne peut donc accepter le jeu du débat contradictoire, et se retrouve forcée d’utiliser le rapport de force. Il est donc légitime, dans cette vision, de ne pas respecter son adversaire et de le priver de parole. Souhail Chichah a souhaité en toute conscience jouer au martyre. Il savait qu’il s’exposait à une sanction de sa hiérarchie, et on peut même se demander si ce n’est pas ce qu’il recherche : s’immoler au nom d’une nouvelle lutte contre le racisme, comment résister à une telle tentation messianique de donner du sens à son existence ?

Et pourtant, cher Souhail, ce qui est le plus dur à admettre pour moi, ce que je trouve le plus dommage dans cette histoire lamentable, c’est que tu avais le profil d’un rassembleur dans ce monde complexe. Il y a tant à faire ici pour rassembler les cultures, faire connaître les mondes des uns et des autres, forcer le mélange, lutter réellement contre le racisme et contre les replis identitaires… Quel gâchis. Toi qui aurais pu construire des ponts, tu n’auras réussi qu’à ériger de nouveaux murs d’incompréhension entre des  mondes qui se replient sur eux-mêmes. Je te plains. Un jour ou l’autre, bien après que ton quart d’heure de célébrité sacrificielle sera terminé et que les projecteurs t’auront délaissé, ta lucidité te rattrapera, et le poids de cette vocation manquée et de ses dégâts collatéraux te retombera sur les épaules.

Ce poids sera écrasant.

Sur le même sujet:

Le syndrome des agendas cachés

Colères identitaires



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31 réponses

  1. Vous pensiez bien que quelqu’un allait vous lire ? Sur facebook un autre eclairage etait déjà possible samedi 11 février 2012 à 01:16 🙂

    « … Le moment de la conférence venue, et constatant que la contradiction n’était toujours pas invitée au débat, l’action fut menée. En effet, les organisateurs de la conférence ont refusé la contradiction à Mme Caroline Fourest, nous avons donc décidé de refuser la tribune libre à celle-ci sous le slogan de  » Burqa bla-bla » nous inspirant du titre de l’article de Mr Serge Halimi dans le journal « le monde diplomatique »: http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/HALIMI/18990 . …  »
    https://www.facebook.com/notes/kaoutar-dac%C3%B4t%C3%A9delaplaque/contre-d%C3%A9sinformation-suite-au-lynchage-m%C3%A9diatique-fait-%C3%A0-partir-de-laction-burq/10150540705622543

  2. François, votre texte est un des meilleurs sur le sujet qu’il m’ait été donné de lire jusqu’à présent.

    J’ai assisté à cette soirée comme vous et j’ai aussi eu l’occasion de rencontrer l’intéressé, à ma demande, il y a quelques années. J’ai tout de suite senti qu’il allait se consumer de l’intérieur. Dommage et tant pis pour lui.

    Votre conclusion est implacable. Je redoute toutefois que la seule issue soit de type décembriste.

  3. Monsieur François,
    Votre commentaire est le plus nuancé et le meilleur que j’ai pu lire sur le sujet, et je vous en remercie car il donne le bon éclairage, il utilise les mots adéquats et justes. Et je n’aurais pas pu le dire mieux que vous , je partage entièrement votre point de vue. Merci , Anne Vande Walle – Deschuyteneer

  4. très bien écrit et entièrement d’accord….personnellement j’en ai fait une version….un rien humoristique :
    http://www.facebook.com/notes/xavier-vandemergel/ma-rencontre-avec-souhail-chichah/298994543495441

  5. Les murs ne sont pas encore construits. Il nous reste une chance, et à celui qui j’ai imaginé aussi comme un kamikaze; elle est entre les mains de l’autorité disciplinaire de l’ULB, qui, en posant la sanction, devra faire preuve d’une aussi grande intelligence que celle que j’ai constatée dans cet article.

    Merci – Gemberling

  6. Carole Fourest ne tient pas une seconde la longueur face à Tariq Ramadan, lui prêter la capacité de le manger au petit déjeuné témoigne d’un parti pris, si ce n’est pro Fourest, en tout cas anti Ramadan…
    Le libre examen implique la capacité à changer d’avis, à rejoindre finalement le point de vue de la partie adverse, mais j’ai le sentiment que l’ULB n’accepte le débat que dans le champ des nuances qui lui permettent de ne pas se remettre en question.
    Quand en 2008 un collectif de défenseurs des sans papiers a cassé un débat dont l’invité était Anemie Turtelboom, cela ne fit pas scandale.
    Quand Tariq Ramadan ou Dieudonné sont interdits sur le campus, cela n’est pas non plus présenté comme un crime contre la libre expression…
    Deux poids deux mesures, et soyons clair: je ne soutiens pas le coup de force de Chichah et consorts, mais je suis encore plus atterré par le sectarisme dont font preuve nos prétendues élites libre pensantes…

    • ou moi aussi même si je n’ai pas l’avantage d’avoir assisté aux débats, c’est facile d’intellectualiser et de diaboliser Chichah surtout qu’il n’a pas la parole qui aurait été croisé le fer à RTL ou RTBF je ne sais plus ! c’était unilatéral comme d’habitude.A nouveau ce qui dérange c’est qu’il vienne du milieu  » migrant  » on se prépare à une nationalité à deux vitesses, les  » nés belges  » et des  » nés immigrants  » avec des différences de crédibilité notoire.Je suis d’accord Fourest que j’ai lu contrairement à vous n’est pas de taille à  » manger  » Ramadan au petit dej. elle ne connait même pas l’arabe et ses approximations tirées de Wikipédia sur l’étymologie de Tarik ramadan, sont à mourir de rire pour qui connait l’arabe, elle nous ridiculise vis à vis de lettrés comme Ramadan et autres.Votre conclusion ( à l’auteur de l’article hein pas à vous Jean Pascal à qui je réponds et avec qui je suis 100% d’accord ! ) est digne en plus d’un Bossuet , vous allez vous repentir frère Chichah ! c’est presque drôle en effet , mais je suppose que c’est le genre de texte qu’on aime lire si on arrive au bout de l’ autosuffisance de l’auteur, en effet !

      • Chère Madame,

        Je vous conseille vivement de suivre quelques cours d’histoire sur l’immigration en Belgique et d’arrêter votre victmisation condescendante.

        Par ailleurs, je me permets également de vous conseiller de suivre quelques cours d’écriture.

        Bien à vous

        7

      • Cher Jean-Pascal, Chère Marie- Claire,

        Apprenez à lire s’il vous plaît, tant la forme que le fond. L’article ne dit nul part que madame Fourest « mange du Ramadan au petit déjeuner ». Il dit simplement: « face à une Fourest qui croise le fer avec du Ramadan ou du Zemmour au petit déjeuner ». Ce qui ne sous-entend pas qu’elle est capable de les manger, de les détruire, de les annihiler verbalement. Non. Cela veut simplement dire que, comme pour son petit déjeuner, les débats difficiles sont quotidien pour elle. Vous comprenez la nuance? parce qu’elle est majeure! Vous sautez sur le moindre détail qui pourrait vous servir d’excuse pour entretenir le statut de victime, c’est ridicule. Vous n’avez rien lu de cet article et si vous l’avez lu, vous n’y avez rien compris.

  7. Je suis tout à fait d’accord que l’action n’était pas intelligente. Mais j’aimerais quand même voir une suite à cet article qui porterait sur le délire des autorités de l’ULB (ou leurs représentants) qui les premières ont qualifié, sous le coup de la colère j’espère, les agitateurs de fascistes, intégristes, extrémistes,…. S’ensuivit une hystérie médiatique tout aussi choquante que l’action (voir les éditos de la semaine passée).

    De mon point de vue les journalistes ont failli dans l’analyse des évènements et commis de nombreuses fautes déontologiques. Leurs « analyses » plutôt unilatérales ne permettent pas aux lecteurs de se faire une opinion mais les pousse à coup de slogans à à épouser un point de vue scandalisé qui se fonde sur des présupposés le plus souvent faux. Finalement la couverture était plutôt émotive et très peu rationelle. Je crois que c’est aussi cela qui a fait mal à ce que certains appelent le « vivre ensemble ». Ces réactions ne sont selon moi pas tout à fait étrangères au déchainement de sentiments haineux qu’on a pu constater dans le monde virtuel…

    Enfin, je dois dire que la lecture de l’article « war for eurabia » de Caroline Fourest m’a vraiment posé des questions sur le fond idéologique de cette dame (rien que le concept « d’eurabia » qu’elle reprend à son compte est franchement nauséabond).

  8. J’adhère à votre analyse et à ses conclusions.

  9. Personnellement et comme je l’ai dit sur un précédent blog de ces étudiants, je suis également déçue de ce choix de Madame Fourest comme invitée. Je peux comprendre que ce choix en ait heurté plus d’un. Moi aussi je trouve ces conclusions sur le fond idéologique franchement nauséabondes. (pour reprendre les termes de mon collègue précédent). C’est une extrême droite qui ne dit pas son nom. Et là, je vous rejoins, en effet , sur le fait que les autorités de l’ulb doivent faire preuve de plus d’ouverture et de compréhension face au choix de ces invités car cela passe aussi par le respect des auditeurs. On ne combat pas l’extrémisme par au autre extrémisme , Et c’est cela le véritable libre examen, il passe aussi par le respect de la différence de l’autre. Mais néanmoins, je condamne la façon, la méthode dont s’y sont pris les agitateurs de ce 7 février, parce que cela n’est pas la bonne manière de répondre par la manière forte, et le refus de communiquer. Que du contraire. Et en cela, il convient quand même de leur rappeler que cela n’est hélas pas la première fois. Et lorsque sur un blog on me répond : je m’en cogne de vos idées (venant d’une jeune étudiante amie de Chichah et Boudami) comprenez que je puisse encore plus être choquée, car il y a là véritablement un refus de se défendre, de défendre ses idées par les voies démocratiques. Ce ne sont plus des mots qu’on me balance , ce sont des insultes, et en cela je pense que c’est un très mauvaise idée, un très mauvais moyen de défense et que cela ne les grandit pas. Je pense encore que préférer la place de victime, de martyr, est totalement hors propos, car force, ils n’ont rien à y gagner. Très cordialement Anne Deschuyteneer

  10. Merci pour cette analyse de fond. Deux (petites) remarques :

    1. Dommage d’évoquer dans votre deuxième paragraphe l’ouvrage « Intellectuels faussaires » de Pascal Boniface. Cet ouvrage est essentiellement un règlement de compte sans aucune rigueur ni honnêteté intellectuelle. Votre paragraphe (dans lequel vous rejetez très justement toute idolâtrie intellectuelle) aurait gagné à ne pas le mentionner (même si vous ajoutez ensuite que chacun peut se faire son opinion vu les tirs croisés que l’on peut observer dans la « jungle de papier » française).

    2. Il me semble que vous auriez pu insister sur ce que vous évoquez au début de votre cinquième paragraphe, à savoir qu’ « ils ont empêché Mme Fourest de s’exprimer alors qu’elle venait précisément défendre la thèse selon laquelle le FN prend des oripeaux laïcistes pour maquiller son racisme ». Ce détail est selon moi essentiel, puisqu’il montre à quel point les perturbateurs ne comprennent pas les travaux de Caroline Fourest et son combat en faveur de la laïcité. L’accuser d’islamophobie alors qu’elle venait à l’instant de dénoncer la prétendue laïcité du FN qui n’a en fait rien à voir avec la vraie laïcité puisqu’elle sert à faire avancer l’agenda anti-musulmans du FN, cela relève d’un refus catégorique d’écouter réellement ce que dit CF, et donc d’un refus catégorique de s’engager dans le débat démocratique.

    Enfin, pour répondre à Anne Deschuyteneer (dans les commentaires) :
    Le titre « The War for Eurabia » fut imposé après soumission de l’article à Caroline Fourest par le Wall Street Journal. Le terme « Eurabia » n’apparaît nulle part dans son texte. CF dénonce elle-même la thèse d’un complot « euro-arabe » pour islamiser l’Europe – voir par exemple l’interview suivante :http://www.conspiracywatch.info/Une-mise-au-point-sur-Eurabia_a485.html.
    Son article du WSJ ne porte que sur certains intégristes musulmans présents sur le territoire européen – elle n’accuse certainement pas les musulmans de quoi que ce soit. C’est d’ailleurs un autre exemple de la malhonnêteté intellectuelle de M. Chichah, puisqu’il se fonde sur cet article pour qualifier Caroline Fourest de musulmanophobe, alors qu’encore une fois il ne concerne nullement les musulmans mais les intégristes.

  11. J’aime beaucoup l’allusion à Audiard, « éparpiller façon puzzle », expression qui traduit parfaitement la période que nous vivons: confusion des idées et inflation galopante des langages et des discours qui finissent par produire une cacophonie sémantique dans laquelle plus personne ne s’y retrouve et où l’essentiel se dilue: islamistes de gauche ou de droite, extrême droite, fasciste, intégriste. Ainsi, Fourest est une fasciste d’extrême droite, ou encore nauséabonde pour d’autre, ou encore bobo de gauche pour certain, Chicha un intégriste de droite masqué ou un hystérique laïc blessé. La guerre des signifiants ne nous rendra pas la clarté et contribuera au contraire à opacifier encore plus un débat qui ne fait que commencer. Ou plutôt qui commence …enfin.

  12. Toutes ces réactions « intellectuelles » analytiques pour tenter d’expliquer une dérive, car c’en est une; mais n’est ce pas tout simplement l’instrumentalisation d’un évènement ridiculement petit et localisé, malgré sa charge émotionnelle symbolique, qui prend l’ampleur exponentielle d’un « effet papillon » par le transfert et l’expression d’un sentiment d’insécurité provoqué et insidieusement distillé dans nos sociétés?
    Philippe BEYLS (un ancien ULBiste attristé)

  13. UlB place des martyrs

    François, j’ai lu et relu ton post…Excuse-moi, sa longueur et sa densité, ses nuances m’y ont contraint.

    Je ne vais pas gloser sur les aspects philosophiques, les justifications des uns et des autres ont suffisamment fait l’objet de commentaires

    Je me limite dans un premier temps aux faits :

    Dans un lieu, en l’occurrence l’ULB (cela aurait pu être UCL ou ULG ou n’importe quel autre lieu), une quarantaine d’individus a empêché ab initio un débat par l’intimidation : cela est grave…Cela nous ramène à de tristes souvenirs pas si lointains (le 20 ème siècle, c’était hier)..

    « J’ai vu un public, dans lequel je me range, ne parvenant pas à trouver la juste réaction. Et pire que tout, j’ai assisté au triomphe de la force brute sur le débat démocratique. Il faut avoir été là pour le comprendre et en saisir le frisson : il y avait dans ces cris sans fond quelque chose de l’appel de la meute, de la foule aveugle, celle qui cristallise sa colère et sa frustration vers une cible qu’on lui désigne. C’est cela qui fait froid dans le dos. »

    Je te cite : tu as l’honnête de reconnaître que la violence physique -qu’elle soit réelle ou présumée – t’a invalidé : toi et beaucoup d’autres ( et moi aussi, si j’y avais été) n’ont pas pu réagir immédiatement …Appeler la « Force Publique » pour exercer un droit légitime, c’est une contradiction avec l’espace de liberté que représente l’Université…
    Les assistants devaient-ils faire la « castagne » au risque de passer pour se « mettre » au même niveau de leurs contradicteurs ?

    Qui a gagné ? L’état de droit , la liberté d’expression ou une minorité, sans véritable légitimité ?

    Les manuels d’agitation-propagande des mouvements marxistes et anarchistes du XX ème siècle, et les partis fascistes l’ont bien compris…

    Peu importe les idéologies qui les sous-tendent, les ennemis de la démocratie, du respect de l’autre prennent les mêmes moyens, seule la logomachie diffère : ils conduisent tous au totalitarisme.

    Il et vrai que « mourir pour ses idées…d’accord mais de mort lente… »…disait Brassens
    Moi non plus, « je ne suis pas un héros» !

    Quant au rôle des « intellectuels », ton post montre à suffisance leur ambigüité et leur contradiction: Porte-voix des causes, agitateurs…mais bien calés dans la société dont ils sont les premiers bénéficiaires et pourfendeurs…

    L’allusion à Sartre est révélatrice…Comme imposteur, on ne fait pas mieux.
    (et Gide et les Montant, Signoret…et autres) : il ne faut pas « désespérer Billancourt »…Même, si il y a eu des conversions tardives.

  14. Comme vous Philippe, je suis attristée. Anne

    • Avez-vous lu ma réponse à votre commentaire précédent ?

      • oui bien sûr……….j’ai également suivi le débat entre elle et Tariq Ramadan. Cordialement Anne

      • Dans le sens où je trouve qu’elle est particulièrement radicale dans ses propos, féministe jusqu’au bout des ongles, radicale jusqu’au bout des ongles, et je n’apprécie pas ce genre de personne. Je trouvais également que dans le débat avec T. Ramadan, elle était nettement moins sûre d’elle ….et pourtant je ne partage pas les idées de Ramadan, mais elle ne tenait pas la comparaison parce qu’encore une fois, ces propos ne sont jamais modérés. Maintenant , elle a le droit de s’exprimer comme tout un chacun et l’acceuil qui lui fut fait est inconcevable sur la méthode, mais lorsqu’on sait que l’ulb revêt en son sein des extrémistes et des groupuscules comme ceux de Burka bla bla, la moindre des choses et de ne pas chercher la provocation. En réalité je reproche à Mme Fourest, d’être contre ‘ tout ‘ à peu près ce qui ne trouve pas grâce à ses yeux, mais de ne pas tjrs le démontrer avec nuance et sérénité. Mais cet avis n’engage que moi. Cordialement, Anne

  15. J’ai beaucoup aimé votre analyse et vous félicite mais il y cependant un passage qui ne passe pas la route: « je n’ai pas vu d’islamistes ni de fondamentaliste ». Ah bon? Eh bien moi non content de les avoir vus, je les ai entendus et même touchés cher ami. Etions-nous au même endroit? Ayant parlé avec 6 ou 7 des troublions après les incidents, je peux vous affirmer avoir reconnus au moins 4 musulmans convaincus dont un qui ne put empêcher de dire « c’est obligatoire de se couvrir pour le très haut! ».. Parlant de la burqa bien entendu, avant d’être tiré vers l’arrière par un de ses congénères le jugeant trop bavard sans doute. Par ailleurs, une jeune femme a vociféré devant moi pour exprimer sa foi en dieu en tant que catholique. Votre remarque est celle habituellement entendue chez ceux qui veulent minimiser le fait fondamentaliste et ainsi sous-entendre qu’il est insignifiant. Que dire alors de la demande formulée en août dernier de déplacer les examens au soir pour respecter le Ramadan? A quand l’accommodement suprême? La fermeture de l’ULB, foyer de remise en question des dogmes et des religions? Car le problème est bien là: pour un croyant, la religion, la foi et ses préceptes doivent être respectés alors que pour nous, laïcs ou athées, ils ne méritent que l’acceptation ou la compréhension mais certainement pas le respect dû aux seules personnes et non aux idées fussent-elles nobles pour certains. Il faut descendre un peu dans l’arène M. Desmet! Et arrêter de d’intellectualiser quand les problèmes sont bien là dans la vie réelle. Oui, il y a de bonnes chances que Boniface appartienne à la branche catho bon teint comme souvent dans les instituts nationaux de relations internationales…cf. Chez nous! Oui, la religion est un problème et elle assimilera toujours laïc à athée et donc les combattra sans merci. Quant à l’islamophobie, la peur de l’islam et non sa haine, oui, elle existe et pourquoi-pas d’ailleurs? Ce qui est condamnable c’est le mislamisme ou le misodeisme mais la peur? Moi-même suis religionophobe, je me méfie donc, sans plus. Ce qui ne m’a pas empêché de visiter une très belle petit mosquée de la casbah d’Alger le mois dernier. Et je fera tout pour préserver -belles- églises ou mosquées et même ne jamais empêcher leur construction ou celle de temples mais permettez-moi d’être sur le qui-vive quand même sans être taxé d’exalté. Je répète: bravo encore pour votre analyse mais mélangez-vous au vulgus pecum et entendez les voix des enfants qui ne peuvent plus manger de porc à l’Athénée ou se font harceler parce qu’ils en ont mis dans leur sandwich car ce sont nos enfants et pas ceux « d’autres »!
    Très amicalement.

  16. William
    Je savais qu’il n’existait pas de vaccins qui immunisait contre l’extrémisme, le radicalisme exclusif (= qui exclut ab initio), le fondamentalisme…même pas l’ULB, ni la laïcité ou l’athéisme
    Votre post en est une démonstration de plus.
    Je vous cite « Car le problème est bien là: pour un croyant, la religion, la foi et ses préceptes doivent être respectés alors que pour nous, laïcs ou athées, ils ne méritent que l’acceptation ou la compréhension mais certainement pas le respect dû aux seules personnes et non aux idées fussent-elles nobles pour certains. »…
    Outre votre formulation incohérente, sur le plan de la logique (mais je n’ai aucune compétence particulière en ce domaine), vous participez du même mouvement : il y a « nous » et « les autres »…Ce n’est pas une vision manichéenne ?…même pour un religionophobe …

    Bernard halleux
    q1 : mislamisme et misodéisme sont ils des néologismes ou l’analyse etymologique nous éclaire-t-ellet à suffisance…remarquons que votre post est très « phobe » et miso…belle tolérance

  17. Bernard,

    Je ne vois pas ce qui était incohérent. Une opinion, une idée, une idéologie ne mérite rien d’autre que l’écoute et la compréhension, certainement pas le respect! Mais soit je suis un incurable intolérant…qui exprime simplement sa méfiance et vous traduisez cela en hain a priori. Ma mère a ncore connu l’époque, héritage du christianise, où une femme ne pouvait ouvrie n compte n bnqe sans l’autorisation du marii. Dans l’islam, la punition pour l’apostasie c’est la mort et je ne vous parle pas de l’athéisme! Il fait l’unanimité contre lui dans toutes les religions…Comme vous détruisez bruyamment tout argument qui ne vous convient pas, je vous propos de construire et nous donner du positif dans la religion et/ ou la superstition…qui l’aurait manifestement échappé! Qu’il y a-t-il de positif pour l’Homme (et donc les femmes et les enfants aussi) dans la religion, a fortiori dans son application stricte? Je veux sincèrement suivre un chemin qui pourrait me rapprocher de dont je me méfie et suis donc tout ouïes.

  18. Désolé pour le nombre de fautes d’orthographe voir de mots manquants comme dans « de ce dont je me mêfie » mais mon i-pad est assez incontrôlable sur ce point…
    Bernard, rien à voir avec celui du CDH de Verviers? Cel pourrait expliquer beaucoup de choses vu la position de ce parti sur le multiculturalisme et les accommodements dits raisonnables!
    Dit avec ironie mais sans méchanceté. Promis.

  19. Je me rends parfaitement compte que les propos que je vais tenir ici trouvent leur origine dans une colère profonde (ni une haine, ni une peur, j’insiste), mais j’ai respecté la sage règle selon laquelle, si l’on écrit une lettre sous l’emprise de la colère, il faut toujours attendre le lendemain avant de la poster. J’ai relu et je persiste. Donc voilà…

    Cher Monsieur Desmet, votre analyse est tout simplement brillante, tant sur le plan psychologique (la personnalité de M. Chichah) que sur le plan social (le désarroi des immigrés arabes de 2e ou 3e générations) et politique (car les islamistes radicaux ont un agenda politique, personne n’en doute). Malheureusement, on n’a jamais arrêté les forces liberticides avec des analyses, fussent-elles brillantes. C’est bien là la faiblesse des démocraties. En 1939, Daladier et Chamberlain ont tenu à Adolf Hitler le langage de la raison, et nous l’avons payé de notre sang durant cinq longues années.

    On ne discute pas avec un loup enragé.

    Les partisans (et partisanes) du port de la Burqa veulent que leur religion puisse occuper l’espace public ? Fort bien ! Mais pas ici. Pas en Europe. Qu’ils aillent chercher ailleurs un environnement où pourra s’exprimer leur amour immodéré du Coran et de la charia. Hors de chez moi, les fous d’Allah ! On me répliquera qu’ils sont chez eux car nombre d’entre eux sont de nationalité belge. Je répondrai que quand leur pays devient inhospitalier, pour quelque raison que ce soit, la plupart des gens prennent le parti de le quitter. Nos démocraties occidentales sont bien trop accueillantes pour ces musulmans radicaux qui sapent les bases de la société laïque que nous avons mis tant de temps à construire. Il faut leur rendre la vie dure. Il faut qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas les bienvenus. A l’instar d’un organisme qui se défend contre un virus, notre bonne vieille Europe doit développer des anticorps et chasser hors d’elle cette infection ultrareligieuse.

    Le même remède doit d’ailleurs s’appliquer à l’ULB. Notre université a tendance à respecter la maxime (erronément) attribuée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. » La formule est jolie… mais suicidaire si on ne lui ajoute pas : « à condition que vous fassiez de même pour moi. » Les croyants radicaux, quelle que soit leur religion, ne font jamais preuve de tolérance envers les idées opposées aux leurs. Nous n’avons donc aucune raison de leur fournir une tribune.

    Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.

    P.S.: les lecteurs intelligents et/ou attentifs auront compris que mes propos ne concernent ni M. Chichah, ni l’ensemble de la communauté musulmane, mais seulement les fondamentalistes.

  20. La prestation de ces perturbateurs, aussi immature et digne d’un bac à sable soit elle, me semble déchaîner des réactions disproportionnées… Enfin, de qui se moque-t-on ? Veut-on me faire croire qu’il s’agit du premier débat chahuté à l’ULB lorsqu’une personnalité contestée est invitée ?

    Je me souviens d’un débat où participait le ministre de l’intérieur peu après le meurtre de Semira Adamu où seul le bruit des casseroles était audible… et où le vice-recteur avait appelé la sécurité et menacé d’appeler la gendarmerie pour faire fuir les perturbateurs… Je me souviens d’une tarte à la crème ayant aboutit sur Louis Michel… d’une autre ayant atteint le chef de Bill Gates… ou d’un Ducarme accueilli à coups de boules de neiges ayant fait demi-tour en vociférant contre les « anarchistes » et leurs « méthodes fascistes »… ou d’un débat où le vice-recteur a dû quitter la salle sous les huées…

    Je ne me souviens pas par contre de telles réactions secouant tout le pays ! Ce constat m’amène malheureusement à penser que ce qui suscite tant de passions n’est pas cette « intolérable atteinte à la liberté d’expression » mais l’appartenance religieuse ou culturelle de leurs auteurs…

    Je note par ailleurs avec tristesse que PERSONNE, que ce soit au sein de l’ULB, de la presse ou des commentateurs, n’a relevé par la suite la « brillante » réponse hurlée à travers l’auditoire aux perturbateurs par un triste sire : « bougnouls ! ». Visiblement proférer publiquement des insultes racistes, ce qui est théoriquement un délit, ne choque plus personne…

    • Bonjour,
      Pour avoir été sur place, je me permets de vous apporter un élément d’information sur un point purement factuel : le terme « bougnoule » qui a en effet été entendu, provenait visiblement du groupe de chahuteurs lui-même, qui a opéré en trois temps : 1) sonneries de GSM 2) jeu de rôle entre personnes assises délibérément à l’extrême gauche et à l’extrême droite de l’auditoire, les premiers traitant les premiers de « racistes » et les autres de « bougnoules », 3) cris « burqa bla bla ». Ce cri faisait donc partie du chahut, et non des réactions à celui-ci… Plutôt normal, dès lors, que peu de monde le condamne, si c’était de la comédie.
      Bien à vous, FDS

      • J’ai du mal à croire en votre assertion… L’avez vous clairement vu ? Car en visualisant les différentes vidéos sur internet on voit ce vieux petit monsieur dégarni qui a proféré cette insulte (dans celle que vous avez posté on le voit de profil et de dos)… et qui, clairement, ne semble pas faire partie du groupe de chahuteurs.

  21. Je ne peux pas m’empêcher de penser que l’interdiction récente faite à Paris 8 d’un débat à propos d’Israël et de la nature d’apartheid de son régime ne puisse pas s’inscrire dans la même attitude que ce qui se passe à l’ULB; une position ciblée d’un deux poids deux mesures assumée pleinement avec d’autant plus d’indignation d’un côté, de prudence de l’autre, mais témoignant au final d’un parti pris faisant fi de la liberté de débattre…
    Ce n’est qu’une impression, c’est la mienne, et je la crois partagée largement hors des sphères d’influences… influencées…

  22. Tout ce que l’on peut y voir, ici, c’est l’éclatante victoire de l’oligarchie! Dont Hasquin n’est qu’un porte-parole. L’important est que le « vulgus pecum » (qui comprend a u s s i la c h u t e programmée des Universitaires devenus et rabaissés à l’état de porte-paroles confus des Universités réduites, détruites à l’état de tiers-état conflictuel du-des communautarisme(s) et autres tribalismes claniques avec icônes hystérisantes des uns et des autres…

    Tariq Ramadan , Frère Musulman transnational, émanation du pouvoir anglo-saxon (au nez et à la barbe des immigrants-immigrés magrébins qui n’y voient que du feu.. maintenus dans un ghetto prolo apeuré et déconnecté, manipulés et marionnettes du pouvoir économique OLIGARCHIQUE dont les porte-paroles sont politiques, confisquant la tentative morte-née de démocratie, il y a déjà longtemps, la contre-révolution ayant gagné en 1918 par un conflit mondialisé et globalisé, rien de neuf!

    Les mosquées évidemment remplacent les Eglises vides : elles ont la même fonction socio-économique!
    Crainte d’une révolte du peuple flamand en raison de son effroyable misère imposée par s a propre classe possédante et dominante : réponse : les églises-collèges fondés en norme ici, catho, les petits curés diffuseurs de slogans et propagande nazie y compris, pour le maintenir en captivité obéissante et soumise, le nationalisme du terroir, l’irrationalité, tout sert à l’oligarchie. Absolument tout. Y compris les Universités, devenues fabriques et usinage des conformismes p o l a r i s é s.

    Les églises et autres temples se désertifiant, il fallait donc utiliser les mêmes f i c e l l e s, avec une polarisation des années 1930.

    Les immigrés magrébins montraient des signes et frémissements d’émancipation… On s’en fout, ils vont retourner chez eux.

    Mais voilà-t-il pas que « crises » après fausses « crises » économiques, ils n’en ont plus les moyens! Le système radin et oligarchique ne s’en émeut évidemment pas. Ghettos, tribalisme et religiosité exarcerbée feront l’affaire. Cela fonctionne très bien dans ce pays. Cela marche.
    Ayons des icônes MEDIATIQUES p o l a r i s a n t e s!
    Vive Tariq Ramadan, émanation du pouvoir oligarchique anglo-saxon (Le gouvernement Blair a nommé le controversé professeur – nomination, en tant que professeur invité, à l’Université d’Oxford – Tariq Ramadan pour faire partie d’un groupe de travail chargé de réfléchir à la manière d’enrayer l’extrémisme islamique.)

    http://www.islamic-events.be/2009/09/tariq-ramadan-euro-muslims/

    L’UCL ST LOUIS, oligarchistes, sont friands de ce genre de personnages qui y ont tribune. Doubles et triples.
    D’ailleurs de notoires nazis y sont honorés.(Voir le bele nazifiant Président du C OLYMPIQUE International en 1936 E T 1940 très pro hitlérien et NON CONDAMNE ici! P i r e, musée, honneurs, et c h a i r e à son nom à l’U C L!!! D’accord! c’est c l a i r. Si Himmler avait eu la chance d’être belge, ses descendants seraient honorés, médaillés, glorifiés, respectés, institutionnalisés et a u r a i e n t une CHAIRE Universitaire à leur n o m!!!!DANS LE SILENCE CONSENTANT E T O U S!Ach, nous attendons toujours la Chaire A.Hitler, GORING, GOEBBELS, ou Himmler en Allemagne! Y E N A P A S! Faut être b e l g e nazi pour être officiellement honoré!DANS LE SILENCE!!!!!!!!)

    PERSONNE ni ULB où les foulardées prolifèrent (oligarchie quand tu nous tiens par TOUS les moyens!) n’a RIEN dit!A bas la calote quand le libéralisme de Droite en avait besoin pour établir SA domination.
    Crainte des immigrés? Hop, islamisme et bondieuseries (sous fausse tolérance) bienvenus!
    Chicha, pauvre marionnette!

    On attend le « courage » belge!!OU SONT NOS UNIVERSITAIRES ELITE P A R L A N T E? RIEN.SILENCE.

    C’est t r è s CLAIR.
    Rien, de neuf quant à la bienveillante sympathie pour le crypto-nazisme dont l’oligarchie est admirative et partisane.

    CENT ans de contre-révolution!

    Quant aux figures médiatisées par cette même oligarchie française, telle C.Fourest, dont le rôle est de créer la confusion en accréditant la terminologie d’extrême-droite tout en se prétendant autre chose (tels les très bourgeois sartre-montand, buvant à tous les rateliers selon les circonstances,air-du-temps, voir leur période 40-45 s a n s l’air de rien Sans Problème!), UNDERCOVER, nous y retrouvons les mêmes intérêts.

    FAUX débat comme opérations false flag, fausse bannière.
    Confus que le peuple soit con-fus!
    IT’s ALL fake!

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