Les trois périls de la démocratie – Collège Belgique

CBelgiqueLes mardis 22 avril, 29 avril et 6 mai 2014, j’ai eu le plaisir de donner trois conférences consacrées aux périls de la démocratie, dans le cadre du Collège Belgique mis sur pied par l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Elles sont disponibles à l’écoute sur le site de l’Académie.

Les trois périls de la démocratie

La démocratie est en crise, essoufflée. Dans la foulée du colloque « La démocratie enrayée » mis sur pied par l’Académie au printemps 2013, il s’agira de poursuivre la réflexion en identifiant les trois grandes menaces qui pèsent sur la démocratie actuelle et en leur consacrant une leçon chacune.

Premier péril : le nationalisme 

Cette force identitaire promeut l’adéquation entre un peuple, une culture, un territoire et un gouvernement, ce qui en fait un facteur d’instabilité chronique face à des groupes humains se modifiant constamment. Au 21e siècle, le nationalisme est-il encore comparable à l’inspiration romantique qui en fait la force motrice des constitutions politiques aux 18e et 19e siècles ? Les replis identitaires actuels constatés dans de nombreuses régions d’Europe (pays basque, Flandre, Catalogne Ecosse…) sonnent-t-ils le glas des Etats plurinationaux ?

Ecouter en podcast (1h25)

Deuxième péril : la finance et la dette 

Les crises bancaires, financières et des dettes souveraines ont démontré combien le capitalisme financier contrôle une grande partie des décisions politiques. Le caractère virtuel des flux financiers, déconnectés de l’économie réelle, tend à priver les Etats modernes de leur marges de manœuvre. Or l’économie, en Europe notamment, avait toujours été mise en avant comme facteur de consolidation de la démocratie. Sommes-nous au terme d’un modèle ? Les dettes publiques, en particulier, vont-elles nous forcer à changer de modèle ?

Ecouter en podcast (1h28)

Troisième péril : le peuple lui-même 

L’individu né et évoluant dans une société prospère, pacifique et démocratique ne risque-t-il pas de diluer sa citoyenneté dans une existence de consommateur ? Le peuple est-il une fiction nécessaire ou une illusion historique  ? Nous tenterons, en conclusion, de renverser la perspective en interrogeant le mouvement de balancier perpétuel de l’histoire et en nous demandant si la démocratie ne risque pas de se révéler non comme un acquis consistant mais comme un fragile âge d’or, parenthèse entre deux abîmes.

Ecouter en podcast (1h35)

Informations

Site de l’Académie

 



Catégories :Agenda

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