« J’aurais voulu être un artiste ». Ou pas.

Billet radio pour la Première (RTBF), 13 décembre 2011  

Il y a une polémique en cours sur le statut des artistes, dont l’ONEM serait en train de retreindre l’accès. Ce statut n’existe que depuis 2002, ce qui illustre l’ambiguïté et la difficulté, pour toute autorité, de trouver la bonne formule pour gérer les artistes doivent se battre dans une société. Peut-être en effet n’avons-nous pas encore trouve « le » bon équilibre. Mais le statut d’artiste a sa raison d’être. Pas seulement pare que la culture est un ferment de la démocratie, comme on le martèle comme le plus éculé des clichés. Mais aussi pour des raisons liées au vécu des artistes eux-mêmes. C’est de celles-là que j’aimerais parler ici.

Dans la velléité de limiter les droits des artistes, il y a un sous-entendu : les artistes énervent. Ils énervent parce qu’au fond, tout le monde aurait bien voulu être un peu artiste. Et les gens qui vivent leur passion jusqu’au bout et qui s’en donnent les moyens, ça énerve tous ceux qui voudraient bien, une fois de temps en temps, tout plaquer, crier leur rage contre l’univers, chanter leur vie. Déjà que la plupart de gens se traînent tôt le matin vers un boulot qu’ils n’aiment pas. Alors quoi ? Il faudrait en plus cotiser pour permettre aux artistes de s’amuser et de refaire le monde sur scène, en sessions de studio, entre deux concerts ou deux chapitres d’un roman rédigés en peignoir de bain un café à la main ? Alors que la culture est déjà un domaine ultra subventionné ? Alors qu’on sue déjà pour les chômeurs, les prépensionnés et les demandeurs d’asile ? Alors que c’est la crise ? On doit aussi cotiser pour nourrir des bourgeois-bohèmes qui, en plus d’être heureux, sont imbus de leur soit-disant talent et nous assomment de leurs perpétuels messages subversifs ?

C’est peut-être dans ce discours larvé, rarement exprimé comme tel mais bien présent, que réside le malentendu. Des artistes, j’en connais un certain nombre. Je n’en connais aucun qui soit réellement à l’aise avec ce statut dont l’idée est, après tout, de vous faire dépendre d’allocations de chômage entre deux contrats, dans un lien entre emploi et culture qui n’a rien d’évident. Je n’en connais aucun qui soit capable de faire correspondre exactement une période de création artistique, quelle qu’elle soit, avec une prestation relevée sur une fiche de paie. Je n’en connais aucun qui n’ait jamais oscillé un jour entre culpabilisation et interrogation sur la manière d’accorder son talent avec les miettes de reconnaissance offertes par la société.

On a parfois l’impression que les autorités – et derrière elles le public – raisonnent comme s’il n’y avait que d’un côté des stars, de l’autre des profiteurs organisés. Bien sûr, ces deux groupes existent. Mais l’immense majorité n’est ni d’un côté ni de l’autre. Les artistes sont objectivement difficiles à faire rentrer dans les clous parce qu’ils ont choisi une vie hors des clous. L’esquisse pastel de l’artiste bohème mérite d’être quelque peu grisée. Se lancer dans une carrière d’artiste c’est en général faire le choix d’une vie précaire faite de bouts de ficelles et sans garantie. Le succès est un menteur aléatoire. Il bénit les médiocres et ignore les génies avec la même énergie.

Oui, les artistes sont bel et bien des travailleurs, et cela ne les empêche pas de prendre régulièrement du plaisir à ce qu’ils font. Certes, il y a des moments jouissifs où un l’adrénaline d’un succès ou d’un échange réussi vous gonfle la poitrine à l’hélium… Mais pour ces quelques instants fugaces, que de souffrances. Car créer c’est bel et bien souffrir. C’est se forcer à sortir ses tripes, à percer une barrière de pudeur, un hymen d’humilité qui vous pousse à sortir sur l’espace public et à vous proposer en représentation de vous-même. C’est oser assumer cette incroyable prétention d’être assez talentueux pour amuser les gens, les émouvoir, les distraire ou les faire réfléchir. C’est prendre ce risque magnifique de ne pas avoir de succès, de constater que partager un univers, donner vie à ce qui sort du fond de vous, ne parle en fait à personne d’autre que vous. C’est oser jongler avec son ego comme on jongle avec une grenade à fragmentation. Bref, créer c’est d’abord se faire mal.

Alors d’accord, sans doute gagnerait-on à ce que le système soit plus juste. Sans doute faudrait-il faire davantage concorder ce statut avec la réalité de la création. Sans doute gagnerait-on à glisser de l’obligation de moyens – rechercher un job – vers celle de résultats – qu’ai-je créé ou interprété durant telle période -, en valorisant mieux l’initiative. Mais le statut d’artiste, dans son principe, c’est la prime de risque que la société accepte de payer à ses garde-fous. Ça ne paraît, de ce point de vue, pas si cher payé.



Catégories :Chroniques Radio

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8 réponses

  1. Tonton François…
    C’est quoi un artissste ?
    Ca sert à quoi ?
    Je sais que ce n’est pas nécessairement un fainéant…
    Je resssens ta fascination envers lui : l’exposition au public, le risque, l’incertitude, voilà des piments que l’intellectuel, le fonctionnaire,l’ouvrier, le comptable n’ont pas « fonctionnellement ».
    « C’est prendre ce risque magnifique de ne pas avoir de succès, de constater que partager un univers, donner vie à ce qui sort du fond de vous, ne parle en fait à personne d’autre que vous » (je te cite) : le malheur n’est pas un critère artistique..mais tu as raison un artiste est narcissique par essence.
    Combien de poetes maudits, d’artistes incompris peuplent les cimetières de l’oubli et les encyclopédies de la gloire…
    Alors quand tu penses qu’ils sont des garde-fous, je rigole…
    Pour (sur)vivre, ils ont toujours été dépendants des puissants et même s’ils vivent dans la misère, le cas échéant, seuls leurs héritiers recuilleront les fruits de la reconnaissance de leur « Art », quand le temps en aura décanté les influences et leur importance relative ou historique.
    Pour le reste, invite tes artistes à aller dans les écoles, les homes, les quartiers, les hopitaux : ils n’ont besoin que de leur sens de l’initiative, de leurs « compétences » (quel vilain mot !) et de leur bonne volonté…pour exprimer leur art et « exister » en dehors de leur bulle narcissique
    Alors, je comprendrai mieux ce qu’est un artiste
    Salut Tonton

    Ton neveu
    Bernard H

  2. Ah parce que l’art c’est seulement pour les gosses, les vieux, les immigrés et les malades????

    Ben j’espère que vous n’écoutez aucune musique, n’allez jamais voir de concert, ou de spectacle (même en entreprise), que vous ne lisez pas, que vous ne feuilletez aucun livre de photos, que vous n’allumez pas la télévision ni la radio, que vous ne vous attardez jamais devant une toile… Et puis que vous n’achèteriez surtout rien de tout cela à vos proches en période de Noël. Mais que surtout personne ne vous en fasse cadeau. Je vous le souhaite!

  3. Géraldine,

    Vous êtes méchante avec moi : vous voulez me priver de cadeau de Noel :
    Ma liste comprenait 5 livres et deux CD.

    Je vous rassure : j’écoute la Radio, tout au long de la journée, je regarde la Télévision, je lis beaucoup (c’est pour cela qu’existent les bibliothèques publiques)…Et je soutiens les « artistes » à travers mes impôts, comme tout le monde…donc vous aussi.

    Je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d’année.
    Si vous connaissez des artistes voulant faire « gratuitement » des animations dans des centres
    pour personnes handicapées, je suis preneur…
    Tonton François pour servir d’entremetteur.

    Bonne année 2012

    Bernard halleux

  4. Mon cher neveu Bernard,

    D’abord, je te remercie d’alimenter ainsi en contenu ce blog, qui ne vit pas que de mes seules tribulations mais aussi de tes commentaires. Cela me réjouit. Je te remercie aussi de te dévouer pour participer d’une telle manière à l’éclaircissement de mon « moi » profond, ce qui m’épargnera certainement quelques frais de psychothérapie vers la crise de la quarantaine.

    Je crois qu’au fond d’eux-mêmes, les « artissstes », comme tu dis, connaissent la mesure de leur talent, et savent s ‘ils en sont vraiment dotés ou non. Ce qui me séduit c’est le risque que chacun peut prendre de vivre complètement selon son feu intérieur, artiste ou pas.. C’est vrai qu’ils me fascinent, pour certains, mais ce n’est pas le motif premier de cet hommage. Je crois juste qu’il est temps qu’ils aient une place juste. Si tu m’as bien lu, je plaide seulement pour faire mieux correspondre la réalité du statut à celui de ce que les artistes produisent. Je ne vois pas d’autre solution simple pour, dans un même mouvement, réfréner les abus et encourager ceux qui créent.

    Ceci étant, je ne vois pas en quoi le rapport au pouvoir des artistes est différent de n’importe quelle autre corporation : comme partout il y a des contestataires, des moutons et même des collabos. Cela n’empêche que, par nature, ils font partie des garde-fous car ils possèdent des outils pouvant remuer les consciences, induire des nuances, ressasser des émotions. De là à ce qu’ils s’en servent tous avec le même talent ou la même indépendance, je te l’accorde, il y a un pas. Mais je peux te présenter sans trop de difficultés des artistes faisant des animations en hôpitaux ou en homes. Nous y consacrerons l’une de nos sorties, si tu veux.

    Ton tonton,
    François

  5. Une chose est sûre ce n’est pas une question facile! Il y a déjà tellement de différence entre les artistes, ce n’est même pas un groupe homogène (et heureusement!). Entre les créateurs, les intérprètes, les plasticiens,… il y a parfois autant sinon plus de différences qu’entre un agriculteur et un employé administratif.

    En tout cas quelque soit la législation des artistes il y en aura toujours, je crois que c’est une part de chaque être humain que certains développent et d’autres pas mais qui est présente en germe en chacun de nous. (hahaha, ça fait une belle phrase de sermon de messe, il ne manque que le: « AMEN » collégial! 😉 )

  6. Rarement ne furent si bien exprimés en peu de mots toute l’ampleur des enjeux de notre profession. C’est avec émotion que j’ai lu votre texte, imprimé dans La libre Belgique de ce jour. J’ajouterais ceci au débat: certes, il y a l’énergie créatrice que vous décrivez, les moments de profonds découragements et de grands bonheurs, le statut social de l’artiste, mais si nous regardons la subvention, il y a aussi et surtout une institution théâtrale belge tellement avare de ses jeunes créateurs, violente à leur égard, qu’elle ne peut que générer une colère sans cesse renouvelée. Sans autres moyens que nos fonds propres, sans autre huile de bras que nos mains et nos consciences, sans la poussière que nous déplaçons quand il s’agit de s’inventer des lieux de créations, nous serions déjà morts si il n’y avait eu de formidables rencontres avec le public, autour de textes exigeants et inconfortables. Cet inconfort, qui fait le ferment de l’émergence et de la jeune création ne trouve que peu d’écho auprès de nos pères, eux qui détiennent entre une petite dizaine de paires de mains, l’ensemble des moyens de production artistique. Il faut leur plaire, s’en faire aimer, les émouvoir et les séduire eux avant d’espérer gagner réellement sa vie en écrivant, en jouant, en faisant claquer des mots et aiguiser nos consciences. Cette tâche là est pleine de contours insaisissables, injustes, lents et difficiles. C’est ce chemin tortueux que nous devons emprunter en plus du temps qui nous est demandé pour créer. La reconnaissance du public n’est pas celle de nos directeurs, ou si peu, et c’est plus que dommage, ça en devient honteux, révoltant. Une révolte sourde ne demande qu’à se faire entendre et fédèrera autour d’elles d’autres artistes ou citoyens désireux d’établir eux mêmes les contours d’une société et d’une institution subventionnée plus juste, plus ambitieuse. Prenez garde: les pères sourds aux demandes des fils finissent par le payer tôt ou tard. C’est une menace, une vraie. Je me suis entretenu quelques fois avec des spectateurs qui ouvraient des yeux comme des soucoupes quand nous leur disions, combien nous artistes, recevions de l’institution pour nous payer. Sans cette alternance entre chômage et contrats, c’est tout un secteur déjà affaibli qui rendrait l’âme demain. Et sans un équilibre plus juste des moyens de créations que l’institution entend nous léguer, c’est toute une génération d’artistes qu’on musèle et qu’on assassine.

  7. Francois >
    Très bon article, et en effet bien nuancé.
    Entre la scène et la rue, entre les arts éphémères et les écrivains, entre les arts éprouvants physiquement et ceux de longue haleine, il y’a tant de différences chez les artistes.
    Et en effet, comme partout il y a aussi des profiteurs et des exploités.

    Merci pour ce texte.

    Bernard >
    *gratuitement* : c’est ce qu’on demande aux artistes de tout bords de facon très (trop) régulière… Sous prétexte qu’ils « s’amusent, eux. ».
    Demande t’on a un plombier de faire une réparation de chaudière gratuite parce que « nous sommes pendant les fêtes et que c’est pour un home de personnes handicapées » ? Non, dans ce cas la, des fonds sont débloqués.
    En dehors de ca, nous le faisons, en effet, de façons régulières, j’ai même, pour ma part, ouvert un « club » d’entrainement de jonglerie entièrement gratuit.

    Sauf qu’il faut aussi prendre en compte les déplacements (en transports en communs, ou en véhicules privés) qui ne sont pas gratuits.
    Sauf que certains artistes ont des objets qui s’abîment, ou qui sont a usage uniques.
    Sauf que certains artistes ont nécessairement des frais d’assurances propre a leurs discipline (jongleur de feu, par exemple, demande une assurance de type pyrotechnicien… Je vous laisse vous renseigner, ce n’est pas donné)
    Sauf que pour présenter un spectacle, il faut déja des heures et des heures de travail en général, donc même celui qui a appris « de lui même », a fait un apprentissage qui a pu duré plusieurs années.

    Maintenant, j’ai aussi l’occasion de faire cela gratuitement de temps en temps, et d’avoir ouvert ce club, gratuitement aussi, car pour moi, la jonglerie est un hobby qui s’ajoute a mon métier, qui n’est pas du tout du milieu artistique. Cependant c’est une corde a ne pas tirer trop souvent, car chaque fois que l’un d’entre nous présente un spectacle gratuit, c’est un contrat qui n’est pas dans les mains de quelqu’un qui en vit. Et les organisateurs, eux, tentent forcément de tirer dans l’autre sens « vous comprenez, c’est pour les enfants »… « Et on est juste une petite fête de village sans grands moyens »… « Et si ca marche, promis juré, l’année prochaine on vous rappelle avec un contrat »…
    Mais comment faire valoir le prix du travail qui a été fourni, si au final ces organisations arrivent a chaque fois a trouver une âme un peu trop sensible qui accepte de le faire gratuitement?

    Ensuite, vous parlez de narcissisme?
    Je ne suis pas d’accord non plus. Dans les milieux artistiques, plus qu’ailleurs, il y en a en effet, mais pas de généralisation, s’il vous plait.
    Il y a des artistes qui sont extrêmement timides, mais ils aiment le plaisir que procure leur art a leur spectateur, et c’est une manière de combattre sa timidité.
    Des gens fiers de leurs métiers il y en a partout, et personellement, cette fierté, je la trouve plus choquante chez quelqu’un qui tourne en rond dans sa belle Aston Martin pour faire baver les gens, que quelqu’un qui, même sachant qu’il est doué, partage un spectacle avec ceux qui le regardent.

    Didier >
    Il y a en effet des chances pour qu’il y ai « toujours » des artistes… Mais de plus en plus, être artiste se fait « a coté » du travail. Et chacuns d’entre vous est bien conscient que les « a coté » du travail ne deviennent pas plus facile a prendre avec le temps, entre les parcours moyens qui s’alongent, les habitudes de travail a la maison qui se généralise, et la pression actuelles qui amène a des heures supplémentaires, ne serait ce que faire « 2 semaines de préparations » pour un spectacle se retrouve facilement étalés sur plusieurs mois.
    Si en plus la rémunération se complique par un manque de reconnaissance des autorités, les artistes a temps plein, eux, risquent de pratiquement disparaître. En effet, a part dans les milieu « show-biz » ou on retrouve des « stars » catapultées par un passage a l’écran au bon moment, comme toutes disciplines, l’artiste doit s’entrainer et travailler, et il débute généralement avec des résultats mineurs.

  8. Cher François,

    La posture de l’artiste a évolué et évolue, et c’est un bienfait. De tous temps, l’artiste a eu une fonction d’utilité reconnue mais, il faut bien reconnaître que la modernité lui a fait très mal, et qu’il ne s’y est pas vraiment adaptée…. et on ne peut lui reprocher finalement.
    Auparavant, à la Renaissance, l’Eglise était le « chômage » de l’artiste. Aujourd’hui, c’est l’état qui assume ce rôle…Je te l’accorde, je joue un peu des coudes…

    Le problème de l’artiste, c’est qu’il se trouve, comme tu le dis si bien, dans un espace de tensions entre son auto-affirmation en tant qu’artiste et le désir de l’autre de l’accepter comme tel. En effet, être artiste, c’est s’exposer, prendre le risque de ne pas être reconnu comme tel par le public ou, pire encore, par les autres artistes « in the place ».
    Je suis musicien… et ô combien, chez eux, le regard de l’autre musicien est bien plus dur que le regard du public. Car finalement, du public, on en trouvera toujours (dans le pire des cas nos parents qui n’oseront pas nous dire qu’on est nul). En revanche l’adhésion à notre propre communauté, là c’est une autre paire de manches.
    Monde d’égos certains diront… Oui, il y a de cela…mais surtout car l’objet de l’art est esthétique et, dans ce cas, il ne peut y avoir de consensus unanime. Tout objet d’art, aux yeux d’un artiste, est d’emblée critiquable. Vu la propension à l’esprit critique des artistes (ce que tu sembles également confirmer en les nommant de garde-fous de notre société), lorsque ce dernier s’applique à leur art… cela devient parfois vraiment rough ! Et, in fine, l’art finit par en pâtir.

    Il y a inévitablement zone d’incertitude sur le statut de l’artiste, enfin plutôt sur sa définition. Et dès lors, inévitablement, cela devient un enjeu de pouvoir, de plaintes et de lamentations… mais souvent, la créativité reste loin derrière.

    Le véritable artiste serait alors celui qui est au-dessus du lot, qui ne vit que pour son art et qui se fout du regard de l’autre. Ce serait quelque part une vision très stirnerienne de l’artiste… à laquelle j’adhère pas mal… L’artiste désintéressé par le regard de l’autre, l’artiste qui ne vit que pour sa passion, en dehors de toute lutte de pouvoir et de toute plainte… Oui ça c’est l’artiste pour moi et seul lui peut obtenir un véritable statut. Mais ce qui est étrange, c’est que souvent, il n’en a pas besoin….

    Alors oui, l’artiste est utile. Oui être artiste c’est parfois souffrir. Oui l’artiste mérite d’être protégé… Mais, que je sache ce n’est une espèce en voie d’extinction. .. C’est plutôt l’art qui l’est en ce moment…

    Cordialement,

    Sylvain L.

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