PIB, mon amour

Billet radio pour la Première (RTBF), 26 mars 2013 

media_xll_5664097Moi j’aime bien les conclaves budgétaires.

J’aime ces moments suspendus où, rue de la loi, une poignée de femmes et d’hommes doivent, plusieurs fois par an depuis la crise, éplucher les comptes de l’Etat au coupe-ongles pour y dénicher deux ou trois milliards. J’aime ces moments fertiles qui forcent à agiter les méninges face à l’abysse des enjeux. En effet quand la croissance est là rien de tel : ce sont les plus bas instincts de redistribution et de gaspillage qui prennent le pas, alors qu’en période de crise nécessité fait loi. Beaucoup d’artistes vous le diront, c’est la précarité qui inspire, pas le confort. En temps d’économie, les uns et les autres se lâchent sur les moyens d’engranger des recettes ou de limiter les dépenses, par des sorties qui sont aussi révélatrices de leurs idées qu’un bon Bordeaux peut l’être d’une personnalité.

Bref : les conclaves budgétaires ont un effet laxatif sur les idéologies. On peut sortir n’importe quoi, lancer des ballons d’essais, se laisser aller à ses délires les plus grands ou sortir de ses refoulements les plus profondément enfouis. Et si on supprimait les provinces ? Ou un jour férié ? Et pourquoi pas une TVA à 22% ? Et si on limitait les allocations de chômage dans le temps ? Et si on faisait un saut d’index ? En la matière, chacun ses petits oiseaux ou son musée des horreurs. Dommage que le jeu ne serve, en général, qu’à neutraliser les « horreurs » respectives des uns et des autres pour préférer au courage l’aisance de la râpe à fromage.

En ces temps bouillonnant d’hormones idéologiques, les experts rivalisent eux aussi de propositions d’économies, souvent en prônant des mesures courageuses et structurelles. Puis parfois surgit un éclat, une saillie, une fulgurance qui nous illumine. Il nous vient cette fois de l’économiste Etienne de Callataÿ, qui propose de priver d’allocations de chômage les jeunes choisissant des études aux débouchés aléatoires tels que les philosophes ou les sociologues. M. de Callataÿ estime également que les journalistes sortent trop nombreux des universités. Certes, Arnaud, on pourrait laisser à cet économiste reconnu le bénéfice du second degré, mais le ton très docte de ses déclarations habituelles ne permet que modérément de l’approcher d’un amateur de calembours ou de blagues Carambar. Sans doute faut-il le prendre au sérieux et tenter de comprendre. (NDLR: M. de Callataÿ estime que ses propos ont été mal interprétés – voir échanges sous cet article).

Ne glissons pas dans la facilité du corporatisme ; concédons qu’il y a sans doute beaucoup de jeunes gens qui choisissent les sciences humaines sans avoir d’idée précise du débouché, et qu’il n’est pas certain que tous les établissements supérieurs tapent avec vigueur sur l’épaule de leurs étudiants inscrits en philo et lettres pour le leur signaler. Mais la vision utilitariste proposée par M. de Callataÿ n’en est pas moins interpellante, car elle induit d’évaluer la rentabilité des individus pour une société au regard de leur seule formation. Elle élude que le lien entre formation et emploi, dans un marché d’économie libérale, n’est en aucun cas dans la même relation d’adéquation que dans une économie planifiée où chaque pot disposerait magiquement de son couvercle. Telle est l’erreur : prendre le marché de l’emploi pour un puzzle géant, où chaque pièce soit dispose de sa place soit est de trop. De ce point de vue, en effet, il y aurait des filières en surabondance et d’autres en pénurie, et il faudrait punir ceux qui s’ajoutent au superflu. CQFD.

Cela vous semble un peu trop facile ? Vous avez raison. Que de confort de pensée dans le postulat qu’une société est figée autour d’une offre devant répondre linéairement à une demande. Cela élude le poids que les individus eux-mêmes peuvent y remplir, avec des éléments aussi négligeables que la personnalité, la capacité d’entreprendre, l’aptitude à établir des liens entre disciplines ou individus. Le trop-plein et sa criminalisation sont douteux. D’une part, on trouve des philosophes et des sociologues dans des entreprises privées ou publiques, où leur formation généraliste, leur sens du compromis et de la négociation en font même des cadres précieux et souvent plus flexibles que la moyenne. D’autre part, de nombreux penseurs-acteurs exercent une activité professionnelle ou même manuelle, puisant dans le contact avec le monde du travail des inspirations que les bibliothèques n’apportent pas. Certains des plus illustres philosophes n’ont pas développé leur pensée dans les auditoires – songeons par exemple que Spinoza polissait des lentilles et que Kant était fonctionnaire.

En réalité, la spécificité des filières en sciences humaines n’est pas leur surabondance mais leur flexibilité. Ce n’est pas parce que vous êtes philosophe, sociologue ou même journaliste que vous ne produisez rien et que vous êtes destiné à coûter au système. Au contraire, l’esprit critique et la velléité de donner à sa vie un sens non réductible à une rémunération sont choisis en connaissance de cause par ces étudiants. Ils savent dans quel monde ils devront faire évoluer leurs compétences. Ils refusent de renoncer à suivre une formation de leur choix au nom de l’utilitarisme, et ils acceptent d’en payer le prix. Le problème n’est-il pas ailleurs ? Le bât ne blesse pas tant par la surabondance des filières que par l’absence réelle de motivation à créer des entreprises et à engager. Tel est le problème du marché de l’emploi : le manque d’esprit d’entreprise. Il nous faut plus de créateurs, de courageux, de novateurs, et moins de soldats ou de conformistes attachés à trouver une place dans un casier, un ministère, une grande entreprise ou une banque. Sans doute moins de jeunes rêveraient-ils de se caser dans l’administration s’il n’était pas aussi risqué de lancer une activité. Il faut retourner le problème et refuser de le réduire par facilité à une question de filière. La question de l’emploi, ce n’est pas seulement une question de formation ; c’est se demander comment créer des vocations, des envies et non des simples besoins de survie.

Il semble donc y avoir un malentendu sur la nature du marché de l’emploi. Tout économiste sait que ce marché n’est pas un ensemble fixe mais dynamique. Par exemple, ceux qui estiment qu’il faut mettre les travailleurs âgés en préretraite pour laisser la place aux jeunes tels des dominos perçoivent à tort le marché de l’emploi comme une tarte fixe, alors que si tarte il y a elle est multidimensionnelle et évolue en permanence, de telle sorte que l’expérience d’un travailleur âgé ne peut être compensée complètement par l’énergie d’un jeune loup. Or une telle nuance, que M. de Callataÿ serait sans doute le premier à concéder concernant la pyramide des âges, semble soudain hors de considération lorsqu’il s’agit d’investiguer la nature des emplois et leur lien avec la formation initiale ; il y aurait au contraire des formations utiles et d’autres inutiles. Tout-à-coup, le dynamique cède la place au statique. Pourtant un marché de l’emploi n’a pas juste besoin d’ingénieurs, tout comme une usine n’a pas seulement besoin de boulons. Il faut des gens qui créent, qui construisent des ponts entre disciplines, et qui réfléchissent à la direction à prendre. Et sur ce point-là, reconnaissons qu’à quelques exceptions près – Paul Jorion par exemple – les économistes ne furent pas nombreux à anticiper les crises que nous vivons. On pourrait même avancer que c’est lorsque le monde (politique, bancaire, économique) est aux mains des seuls utilitaristes qu’il tourne fou.

Car enfin, ce ne sont pas des philosophes qui nous ont amenés dans la crise des subprimes ; ce sont des banquiers qui ont construit des produits de crédit sophistiqués pour pousser des ménages américains à faible revenu à s’endetter pour leur habitation, encouragés – on l’oublie parfois – par l’administration Clinton. Ce ne sont pas des sociologues qui ont créé la crise financière ; ce sont des traders qui ont pratiqué la spéculation à la baisse sur tous les produits possibles, depuis les aliments de base jusqu’à la dette des Etats membres de l’eurozone. Ce ne sont pas des journalistes qui sont responsables du niveau d’endettement des sociétés occidentales ; ce sont les gouvernements des années 70,80 et 90 qui ont choisi d’additionner les déficits plutôt que de faire les réformes structurelles pour nous maintenir à l’équilibre.

Bref, ce ne sont pas les sciences humaines qui ont transformé le capitalisme en financiarisme, en faisant de l’économie la machine à voyager dans le temps qu’elle est devenue, grâce à laquelle nous vivons à crédit sur le dos de nos enfants, grâce à laquelle le virtuel a pris le pas sur le réel. Ce que nous vivons illustre précisément ce qui arrive quand on se prive de visée à long terme, de toute remise en cause, quand on se convainc que le monde est une machine dont le mode d’emploi est la clef des puissants. Dans un univers instable et qui le restera, les sciences humaines ont toute leur place. Justement parce que ce ne sont pas des sciences exactes, et qu’elles ne placent pas l’humilité de leur art dans les résultats à atteindre mais dans la rigueur de leur méthode. Parce que leur tâche est de s’attaquer sans relâche à cet ennemi froid, séculaire, implacable, qui se trouve parfois être l’ami bien trop proche de quelques économistes : la certitude.

Lire aussi:

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De quoi le travail est-il le nom ?



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11 réponses

  1. Toutes mes félicitations pour cette magistrale réponse à l’affligeante opinion de M. de Callatay. On peut la compléter par la lecture d’un tout petit livre tout récemment paru: « L’UItilité de l’Inutile » de Nuncio Ordine (Les Belles Lettres) qu contient en annexe le pamphlet de Abraham Flexner, « De l’utilité du savoir inutile ». Le tout pour 5,90 € !!! Et on peut aller plus loin encore avecle livre magistral d’Yves CITTON, « Lire, interpréter, actualiser: Piourquoi les études littéraires? », en réponse à l’inculture de l’inculte Sarkozy (rappelez-vous son opinion sur ceux qui lisent encore « La Princesse de Clèves » …).
    Bien à vous,
    Francis Delmotte

  2. Monsieur,
    Comment se fait-il que mon propos donne lieu à une telle interprétation ? Ai-je jamais souhaité la fin des études de sociologie (auxquelles je me suis frotté avec plaisir) ou de philosophie ? Ai-je jamais souhaité un monde sans journalistes professionnels, eux qui souvent m’accordent la chance de pouvoir m’exprimer ?
    Bien sûr, il y a eu un article dans la Libre (21 mars) d’un dénommé Jean De Munck allant dans le sens de votre chronique mais j’ose penser que vous vous serez basé non sur cet article mais sur ce à quoi il était supposé donner la réplique, à savoir mes propos dans la Libre du 16 mars.
    Là, je n’évoquais pas la fin du droit aux allocations de chômage pour ceux qui auraient suivi telle ou telle filière de formation mais le caractère à mes yeux injuste de la notion d’emploi convenable telle que nous la pratiquons aujourd’hui. Celle-ci, en effet, fait qu’un chômeur qui a suivi une formation dite supérieure peut refuser, sans craindre une suspension de son allocation, une offre d’emploi donnée qu’un autre chômeur qui n’a pas eu cette chance en termes d’études devrait accepter sous peine d’être sanctionné.
    Votre chronique me prête des propos que je n’ai pas tenus et il me semble que mes propos ne sont pas à ce point confus qu’ils laissent penser que votre lecture serait légitime.
    Je considère donc votre tribune comme calomnieuse.

    Etienne de Callataÿ

  3. que l’on mette des noms sur des mots … on pourrait s’en passer car le discours lui, tient la route, plutôt que de laisser l’imagination au pouvoir chez l’enfant, on le conditionne pour être servile au service d’une société dont nous ignorons encore ce qu’elle sera quand adulte il aura à participer au monde social !
    un enfant, c’est la pointe d’un compas, 380° peuvent être ses choix … à nous de le leur permettre

  4. Monsieur de Callataÿ,

    Je vous remercie d’avoir réagi ici. Je vous rassure, je ne me suis pas reposé sur la tribune de M. De Munck, dont j’avais connaissance. Je ne me suis basé que sur vos propos parus dans la Libre Belgique du 16 mars dernier, vers lequel renvoyait par lien mon article. Je le reproduis ici en intégralité pour m’assurer que nous parlons de la même chose :

    « Pourquoi faut-il indemniser le philosophe ou le sociologue ? Osons porter le débat. D’un côté, le gamin qui n’a pas eu la chance de faire des études doit accepter à peu près n’importe quel boulot, et s’il refuse, il ne reçoit pas d’indemnités. De l’autre, on considère qu’il n’est pas convenable d’offrir à un sociologue (c’est un exemple) un emploi qui ne demanderait pas de qualifications. On comprend la logique : ce serait absurde d’avoir investi pour rien dans sa formation. Mais la notion d’emploi convenable est perverse : un tas de gens choisissent de ne pas se former dans les filières en pénurie mais bien dans celles où il y a surabondance. J’ai un problème avec le nombre de journalistes que l’on forme chaque année. Il n’est pas juste que la collectivité, en ce compris des gens qui ne gagnent pas bien leur vie, voit ses impôts financer des formations qui ne serviront à rien. Il faudrait reposer la question de l’emploi convenable, et de la formation. On pourrait imaginer que les filières en pénurie fassent l’objet d’un minerval réduit et celles en sureffectif d’un minerval majoré. »

    Non, je ne vous prête pas le dessein de supprimer les études de philosophie ou de sociologie. Ce n’est d’ailleurs pas ce que j’ai écrit. Oui, en revanche, me semble transparaître nettement de vos propos une velléité de supprimer les allocations de chômage pour les sortants desdites filières (« Pourquoi faut-il indemniser le philosophe ou le sociologue ? Osons porter le débat ») ; le constat que les journalistes sortent trop nombreux de l’université y figure également sans ambiguïté. Ce sont les seuls de vos propos que je rapporte, et je ne vois donc pas en quoi il y aurait calomnie. J’en retire simplement – si c’est à tort, je m’en réjouis, en prends acte et me démarque volontiers de cette interprétation – une vision utilitariste visant à segmenter le secteur des formations entre filières utiles et inutiles, avec la proposition de décourager une série de filières que vous considérez en surabondance, alors qu’il me semble qu’il faudrait porter la réflexion sur la création d’emplois. Convenez que vos propos laissent raisonnablement entrevoir cette logique et que, si par hasard telle n’était pas votre intention, ils prêtent à tout le moins à confusion ; il relève donc du débat démocratique que nous avons de le relever, sans nulle intention de vexer qui que ce soit. Car à vous suivre dans votre réponse, je ne vois pas en quoi il était nécessaire de poser de tels exemples ayant choqué (je vous l’assure) de nombreux diplômés en sciences humaines pour porter le débat sur la notion d’emploi convenable et l’injustice que vous dénoncez entre niveaux de formation. Il me semblait légitime de souligner que l’emploi convenable de philosophe, de sociologue ou de journaliste ne devrait justement pas être spécialement un emploi attitré de philosophe, de sociologue ou de journaliste et que la formation généraliste des sciences humaines produit au contraire des cadres potentiellement flexibles et adaptés à un marché en mutation perpétuelle. Le lecteur lambda de vos propos peut légitimement en retirer l’idée que des individus se forment expressément dans des filières surabondantes et donc inutiles ; j’ai estimé utile de préciser qu’ils ne le font pas expressément et que ces filières ne sont inutiles que si on considère le marché de l’emploi comme une entité statique, au sein de laquelle la vocation ou la volonté de créer ne serait pas un critère prépondérant.
    Le débat reste ouvert : je ne crois pas que l’impasse actuelle du marché de l’emploi relève d’un problème de filières à encourager ou punir mais de vocation à stimuler et d’esprit d’entreprise à créer. Je ne crois pas qu’une formation « ne sert à rien » par elle-même et ne partage pas cette vision déterministe du marché, même si je vous accorde – et je l’ai également écrit dans l’article – que l’orientation sur les débouchés est loin d’offrir en permanence la transparence du cristal. Nous pouvons acter un désaccord sans pour autant en appeler à la calomnie.

    Bien cordialement,
    FDS

  5. Monsieur De Smet,

    A mon tour je tiens à vous remercier pour votre réponse, qui invite au débat d’idée. Néanmoins, je continue de m’étonner des pensées que vous vous permettez de me prêter.

    D’abord un point. Vous connaissez la différence entre un point d’interrogation et un point tout court. Je dis avoir un problème avec le nombre d’étudiants en journalisme, pas avec celui en sociologie ou en philosophie, qui d’ailleurs, ne doit être qu’une fraction du premier. Avoir entendu des jeunes issus de cette filière me dire que s’ils avaient su la difficulté de vivre en tant que journaliste ils auraient choisi (et fait financer par leurs parents) autre chose n’est pas sans m’influencer.

    Ensuite le fonctionnement du marché (marchand et non-marchand) du travail. Nous nous rejoignons sur son caractère dynamique. Où, dans mon propos, peut-on voir un lien utilitariste entre formation (devenue alors formatage) et profession ? Où aurais-je dit qu’il ne faut former en sociologie que le nombre de personnes qui vont travailler en tant que sociologue ? Ma pratique me garde de toute pensée dans ce sens : faible est la proportion de diplômés en économie qui travaillent comme économistes. Je n’évalue pas la surabondance de certaines filières de formation en regard de l’utilité directe pour le monde de l’entreprise mais en fonction du nombre de sortants de ces filières se retrouvant au chômage. Je me préoccupe moins d’un profit en baisse que d’un chômage en hausse !

    L’essentiel de mon propos porte sur deux questions. La première est celle de la notion d’emploi convenable et de l’injustice que l’application de cette notion induit, au détriment de ceux qui n’ont pas eu la chance de suivre des études supérieures. Vous me présentez comme partisan de la suppression des allocations de chômage pour les sortants des filières de philosophie ou de sociologie : « Etienne de Callataÿ, qui propose de priver d’allocations de chômage les jeunes choisissant des études aux débouchés aléatoires tels que les philosophes ou les sociologues. » Ce n’est pas correct. Je ne fais que demander un pied d’égalité entre chômeurs diplômés du supérieur et autres chômeurs.

    La seconde est l’encombrement de certaines filières de formation, avec le coût que cela représente pour les personnes concernées et leurs proches ainsi que pour la collectivité.

    Il y a une convergence entre ces deux questions quand l’injustice relative à l’emploi convenable profite aux sortants de filières surabondantes. Telle était et reste le sens de cette partie d’interview.

    Je ne prétends pas que mes propos étaient un modèle de clarté et encore moins que personne ne peut les désapprouver mais je persiste dans la conviction que vous avez détourné le sens de mes paroles.

    Bien à vous,

    Etienne de Callataÿ

  6. Je retiens de votre échange que la question fondamentale repose sur l’enseignement : a quoi sert l’Enseignement ? Outil de formation professionnelle, adaptée au monde d’aujourd’hui ou formation personnelle ?…Débat essentiel…

  7. Banque, Crise, Jeunes.

    Ce dimanche 7 avril, « Mise au Point » donnait justement la parole à ceux qui sont certainement les premières victimes de la crise. D’aucuns parlent de génération sacrifiée, et il est vrai que le nombre de jeunes chômeurs est impressionnant. Mais au-delà de ces chiffres décourageants, des solutions se dégagent pour les jeunes. Sur le plateau, le consensus s’est atteint autour de l’entreprise comme solution à la crise. Et les banques n’ont pas été épargnées…

    http://www.rtbf.be/info/emissions/article_les-jeunes-et-la-crise-les-banques-doivent-prendre-leurs-responsabilites?id=7964224

  8. Cher M. de Callataÿ,
    N’entrons pas dans un débat sémantique sur les signes de ponctuation ou sur le fait de savoir si poser une question en début de raisonnement constitue une conviction affirmée ou une manœuvre rhétorique. Je crois toujours que vos propos, sans doute par le truchement d’une déclaration en « brèves » d’une interview, ouvraient légitimement le champ à l’interprétation que j’ai développée, et que j’ai été loin d’être le seul à partager ; je reconnais toutefois que votre clarification met de facto fin au débat et qu’elle montre que les termes utilisés dans mon texte ne reflétaient pas le fond de votre pensée. Par correction, je renvoie vers nos échanges et vos explications depuis les supports utilisés pour cette chronique (c’est-à-dire le présent blog et la reprise de son texte sur le site de la RTBF).
    En vous remerciant d’avoir débattu ici, bien cordialement,
    FDS

  9. N’empèche, François de Smet, bravo!
    J’ai lu l’article de La Libre et son propos me remplit d’effroi.
    Cette vision utiitariste qui pointe du doigt l’humain, et se garde b i e n de dire que la source du financement f i s c a l est là. Jamais il ne parle de la f r a u d e (vol) fiscal si é n o r m e et impunie en Belgique.
    Ces montants permettrait de financer chômeurs, étudiants et m a l a d e s . Point barre.

    La vision en t u n n e l de cet « économiste » est é t r o i t e.

    Il n ‘ a p p r o f o n d i t rie et se contente de faire le petit comptable.

    Or, il ne touche pas au financiarisme source des débâcles mondiales permanentes, véritable crime ( par la spéculation, l’évasion fiscale de g e n s suffisamment dotés qu’ils pourraient vivre très bien en payant l’impôt, mais qui ont une mentalité de m a l f r a t enrichi, ils ne c r é e n t rien. Ils tuent et volent les autres, ces coupables..)

    Ah et son commentaire sur les soins aux personnes âgées.. et sur le personnel médical me r é v u l s e.

    L’école ou université ne s o n t pas des a t e l i e r s de formation professionnelle. Le but dans la vie d’un c i t o y e n en DEMOCRATIE (cet économiste fait l’impasse sur la démocratie.. tout simplement) n’est pas de devenir un employable et un esclave aux normes du m o m e n t (l’entreprise e x i g e et surtout change d’exigences tous les xxx ans).
    D’autre part, c’est a b s u r d e puisque le « marché » (quel horrible mot qui fait songer à Arbeit macht frei) c h a n g e.
    Quand vous aurez fini votre « apprentissage » d’ingénieur, on n’en aura plus besoin.
    Plier tout au joug du financiarisme, çà suffit! Cet économiste est complètement déconnecté de la société. Il ne sent donc pas, il ne voit donc pas, que toutes les sociétés sont au bord de l’explosion « sociale »? Il est vraiment enferré dans son erreur.
    Outre l’a m o r a l i t é de la vision. Utilitaristes, les nazis l’étaient aussi. (Rien ne se perd, tout s’exploite, et les victimes sont des coupables).
    Bref, répugnant.

    • Bonjour, merci pour votre commentaire, mais je ne puis vous suivre dans la comparaison « utilitarisme/nazisme ». C’est réducteur et même, me semble-t-il, outrancier. Il est des concepts qu’il faut employer prudemment, même dans un échange polémique sur un blog, où je rappelle que les commentaires sont modérés ; ils peuvent être vifs, mais doivent rester courtois et respectueux. Cordialement.

      • Et pourtant. Usager a bien perçu ce dont il s’agit dans le FOND.
        Prisonnier SANS SOINS (Cet économiste bien utilitariste est donc très content) EUTHANASIE. Solution. La Belgique, j’ose l’espérer, deviendra objet d’une campagne internationale concernant sa solution finale. Tous inutiles, euthanasiez-vous librement.
        Pas d’argent pour les gens.

        Juste pour les fraudeurs fiscaux MASSIFS dans ce paradis pour rentiers qui PARASITENT tout. Le nazisme c’est BIEN cela.

        Prévisible dérive par ailleurs. Le journalisme consistant à POLARISER l’opinion en pro ou anti, il fut inutile d’alerter les trépanés sur le FOND de la question de l’euthanasie comme solution rapide sans être taxés, toujours par les journalistes amateurs de l’inconscience et de l’OPINION au lieu du SAVOIR, de conservateur anti.
        La question n’est pas là. En effet, le nazisme revêt moultes déguisements ainsi que le fascisme qui vient et est déjà LA dans les FAITS.

        Ne vous en déplaise.

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